Debian 6 – Serveur de développement Web – Partie 1
Votez !

Objectif : Créer une machine virtuelle pour développer ou tester les applications web dans un environnement totalement maitrisé.

  • Serveur Apache, Php, MySQL
  • Serveur proFTPD
  • Serveur exim4 et courier-imap (en cours…)

Attention, ce n’est pas une configuration de serveur de production. Aucune sécurité n’est mis en place.

Configuration de VirtualBox

D’abord, télécharger le premier DVD d’installation sur le site www.debian.org.

Machine hôte

  • Ubuntu 11.04 + Virtualbox 4.0.8
  • Mémoire : 4Go
  • Processeur : AMD Turion X2 64

Machine invitée – Configuration de Virtualbox 4.08

Système :

  • Mémoire : 1024Mo
  • Nb de processeurs : 2
  • Activer PAE/NX : Oui (uniquement pour un hôte 64 bits)

Affichage :

  • Mémoire vidéo : 12Mo
  • Nb d’écran : 1
  • Accélération 3D et 2D : Non

Stockage :

Cd-Rom : Connecter le disque ISO d’installation de Debian 6.

Disque dur :

  • Noter le nom et l’emplacement du disque SATA
  • Supprimer le contrôleur SATA
  • Ajouter le disque sur le contrôleur IDE.
  • Cliquer sur la 2eme icone à coté de « Contrôleur IDE » puis « Choisir un disque existant »
  • Sélectionner le disque SATA (eh oui, tout à l’heure c’etait un SATA, et bien maintenant c’est un IDE !)

Son : Non

Réseau :

  • Carte 1 : Active
    Mode de connexion : aucune connexion durant l’installation
    Après l’installation : accès par pont
  • Carte 2, 3 et 4 : Désactivée.

La carte 1 ne doit pas avoir de connexion pour pouvoir forcer Debian a proposer une configuration manuelle du réseau durant l’installation.
La connexion sera résactivée plus tard.

Installation de Debian 6

Choisir la langue, le pays, la disposition du clavier.
Perso, j’ai tout laissé par défaut.

Après avoir mouliner, Debian indique que la configuration automatique du réseau à échoué.
Normal, on a débranché la carte réseau.

Sélectionner « Configurer vous-même le réseau maintenant ».

  • Attribuer une adresse IP (ex : 172.17.207.65)
  • Masque de sous-réseau (ex : 255.255.255.0)
  • Passerelle (ex : 172.17.207.121, si vous avez eut la curiosité de regarder les tutos précédents, j’ai mis en place une passerelle entre mon PC et mes machines virtuelles)
  • Adresses des serveurs de noms (DNS) (ex : 208.67.222.222 208.67.220.220, OpenDNS)
  • Nom de la machine (ex : debsrv001)
  • Nom du domaine (ex : jbnet.lan)

Ensuite, les paramètres utilisateur (mot de passe root, utilisateur, etc…).
Je crée un utilisateur « Administrateur » (pour ne pas pertuber les Windowsiens… 😉 )

Sur l’écran « Partitionner les disques », laisser par défaut (c’est une machine de dev), à savoir : « Assisté – utiliser un disque entier ».
Puis, laisser par défaut et valider :

  • Disque à partitionner
  • Shéma de partitionnement
  • Terminer le partitionnement et appliquer les changements

Enfin sur l’écran « Faut-il appliquer les changements sur les disques ? », sélectionner « Oui ».

Après un temps de moulinage, sélectionner « Non » sur l’écran « Faut-il analyser un autre CD ou DVD ? ».
Puis « Faut-il utiliser un mirroir sur le réseau » : Non

Là, l’outils de gestion des paquest (APT) mouline un peu puis l’installation commence.

A la question « Souhaites-vous participer à l’étude statistisque sur l’utilisation des paquets », répondez ce que vous voulez.

Sur l’écran « Sélection des paquets », décocher « Envirionnement graphique de bureau » et cocher « Serveur SSH ».

Après installation des paquets, Debian propose d’installer GRUB.
« Installer le programme de démarrage GRUB sur le secteur d’amarçage » : Oui
Laisser par défaut et continuer.

Une fois l’instalaltion terminée, sélectionner « Continuer » pour relancer le serveur.

Il faut ejecter le disque d’installation de la machine virtuelle, sinon, l’installation reprend du début.

Dans Virtualbox, il faut se connecter avec Root et arrêter la machine.
Dans la configuration de la machine virtuelle, activer le réseau en utilisant le réseau interne (si comme moi vous avec une passerelle), sinon, le NAT.
Relancer la machine virtuelle.

Mise à jour du serveur

Se connecter via SSH avec l’utilisateur Root :

Résultat :

A la première connexion, il faut valider la connexion avec le serveur.

Avant de lancer la mise à jour du serveur, il faut désactiver l’accès au dépôt du CD-Rom d’installation.
editer le fichier /etc/apt/sources.list.
Commenter la ligne suivante avec un # :

Ajouter les lignes suivantes :

Mise à jour des dépôts :

Mise à jour du serveur :

Exemple de résultat :

Accepter en validant.
A la fin de l’installation des mises à jour, rebooter le serveur.

Installation de Apache

Plusieurs façons sont disponibles pour installer un serveur LAMP.

  1. Récupérer les sources et les compiler soi-même (j’adore, mais résoudres les problemes prendrait du temp)
  2. Utiliser apt-get install apache2
  3. Utiliser Tasksel

C’est cette dernière méthode que je vais utiliser :

Sélectionner le paquet « Serveur Web » et valider.
Les paquets sont téléchargés puis installés.

Pour tester le serveur Apache, j’ai dû effectuer un redémarrage du serveur web :

Tester le serveur dans un navigateur web.

Le serveur Apache fonctionne !!

PHP

Eh oui, Apache, c’est que pour le html (un peu plus, je l’accorde).
Donc, il faut installer le PHP :

Maintenant, installation de modules pour PHP :

Redémarrer le serveur Apache pour prendre en compte les modifications.

Ajouter le script phpinfo.php à la racine du serveur web /var/www :

 

Voici le résultat en utilisant l’URL dans mon navigateur http://172.17.207.65/phpinfo.php :

phpinfo_1307512374948

Le PHP est installé !!

MySQL

Installer le serveur avec la commande suivante :

Durant l’installation, saisir un mot de passe pour l’utilisateur root.

PhpMyAdmin

Installer PhpMyAdmin pour gérer MySQL :

Durant l’installation, il faut

  • Choisir le type de serveur sur lequel PhpMyAdmin est installé.
    Dans mon cas, je choisis « Apache2 ».
  • « Faut-il configurer la base de données de phpmyadmin avec dbconfig-common », répondre « OUI »
  • Saisir le mot de passe de l’administrateur, c’est celui saisi lors de l’installation de MySQL.
  • « Mot de passe de connexion MySQL pour phpmyadmin » : laisser vide, un mot de passe sera généré aléatoirement.

Tester phpMyAdmin dans un navigateur avec l’URL : http:///phpmyadmin.
Ex : http://172.17.207.65/phpmyadmin

Il faut alors se connecter avec l’utilisateur root et le mot de passe.

Installation d’un serveur FTP : ProFTPD

Je vais suivre la même procédure que j’avais utilisée dans l’article « Ubuntu 10.10 – Serveur de développement – Partie 1« .

  1. Création d’un utilisateur spécifique
  2. Installation de ProFTPD
  3. Modification du répertoire par défaut.

Je le rappelle, c’est une configuration de serveur pour du développement. Pas pour un serveur en production en accès libre par internet.

Installation d’un serveur de messagerie simple : EXIM4 et courier-imap

Par défaut, c’est exim4 qui est installé pour gérer la messagerie.
On peut le vérifier via la commande suivante :

 

Si le résultat n’est pas le même, utiliser tasksel et choisir « Serveur de courrier » pour l’installer.

Ensuite, il faut installer courier-imap pour profiter complètement d’un système de messagerie complet.

A la question « Faut-il créer les répertoires nécessaires à l’administration web ? », répondre « NON ».

Vérifier que le fichier /etc/courier/imapd contient en fin de fichier la ligne :

Il faut reconfigurer exim4 :

  • Type de configuration : « Distribution locale seulement (pas de réseau) »
  • Nom de courriel du système : saisir le nom du serveur (ex : debsrv001.jbnet.lan)
  • Liste d’adresses IP où Exim sera en attente de connexions SMTP entrantes : Laisser par défaut.
  • Autres destinations dont le courriel doit être accepté : saisir le nom du serveur (ex : debsrv001.jbnet.lan)
  • Faut-il minimiser les requêtes DNS (connexions à la demande) ? : « NON »
  • Méthode de distribution du courrier local : Format « Maildir » dans le répertoire de base (home)
  • Faut-il séparer la configuration dans plusieurs fichiers ? : « NON »

Créer un utilisateur spécifique pour tester la messagerie :

Se connecter avec cet utilisateur :

Avec le tiret, on est dans le répertoire home de cet utilisateur, son répertoire personnel.
Il faut maintenant créer le répertoire qui recevra les e-mails :

Installer un webmail : Squirrelmail

Configuration de Squirrelmail :

  • Sélectionner l’option 10 et valider
  • Sélectionner l’option 1 et valider
  • Saisir « fr_FR » et valider
  • Taper S et valider
  • Sélectionner l’option D et valider
  • Saisir « courier » et valider
  • Taper S et valider
  • Taper Q et valider

Squirrelmail est configuré.
Il faut configurer Apache pour utiliser Squirrelmail.
Exécuter les commandes suivantes :

Tester l’accès et l’envoi de mail  via un navigateur : http://172.17.207.65/squirrelmail

La fenêtre de connexion des Squirrelmail s’affiche.
Saisir l’utilisateur : usermail
Puis son mot de passe.

Vous devez vous connecter.
Maintenant, tester l’envoi d’email avec l’adresse : usermail@ubsrv001.jbnet.lan (A adapter suivant ce que vous avez choisi comme domaine.)
Normalement, en revenant sur la liste des email, ce dernier devrait apparaitre.

La messagerie fonctionne !

Voilà pour la partie 1 !